
12 000 km, de notre maison perdue dans la campagne beaujolaise aux vastes plaines du pays de Gengis Khan, en longeant les plus grandes mers intérieures de notre continent.
L'appel du voyage était déjà très fort quand cette idée a germé il y a presque deux ans. Nous avions décidé de partir à la rencontre des mers et des grands fleuves. L'eau réunissait notre passion commune pour cet élément (plongeurs que nous sommes) et pour la nature et toute la vie qui en dépend.
Notre rencontre avec des éleveurs mongols, lors du festival international du film sur le pastoralisme en 2004, a été déterminante. Nous avons pointé notre cap à l'Est direction Mongolie, en passant par la Méditerrannée, le delta du Danube, la mer Noire, le delta de la Volga, la mer Caspienne et la mer d'Aral. Point de mer en Mongolie nous direz-vous ... Mais savez-vous que sous son immense désert, le Gobi, se cachent d'énormes réserves d'eau à 20cm de la surface des dunes ? ...
C'est ainsi que s'est dessinée notre "route de l'eau".
Nous avons longuement hésité sur la manière de gagner ces terres éloignées. Nous ne voulions rien perdre du trajet, pouvoir prendre conscience des distances, rencontrer l'incroyable diversité de cultures qui existent, depuis la France jusqu'en Mongolie, et surtout pouvoir admirer l'immense variété des paysages. Pour parcourir les routes sur de si longues distances nous avons préféré partir en voiture afin d'être complètement autonomes, aussi bien pour nos déplacements que pour le bivouac. Et le véhicule idéal s'est trouvé être une Ami6 Citroën !
Aux sceptiques nous répondrons que cette voiture a l'avantage d'être facile à réparer soi-même, qu'elle consomme très peu et qu'elle est économique aussi bien à l'achat qu'à l'entretien (il suffit de voir le prix de pneus 4x4 pour en être convaincu ...). Si vous voulez tout savoir sur les préparatifs de la voiture, un chapitre illustré y est consacré.
En route, et bon voyage en notre compagnie !